Verkhoïansk, Sibérie - RUSSIE 2017

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           Figé dans le temps après la chute de l’URSS, ce village situé à 4 700 kilomètres de Moscou compte aujourd’hui 1 200 habitants qui vivent dans des conditions climatiques extrêmes. Descendants directs des prisonniers des camps du Goulag, ces survivants au mental d’acier ont su s’adapter à des conditions de vie particulièrement rudes.

Traditionnellement chasseurs, pêcheurs, éleveurs de chevaux et de bétail, les habitants de Verkhoïansk ont aussi longtemps vécu de l’exploitation des ressources naturelles avant que la chute de l’Union Soviétique n’entraîne la fermeture de la mine du village. Depuis, la population a chuté de 35% et la décroissance démographique risque de s’accéler: la plupart des 240 élèves de l’école rêvent de quitter le village pour devenir ingénieurs dans les mines de diamants de la région.

Ici, on a l’impression d’être au bout du monde. Pour relier Moscou, il faut compter 2h de pistes en van 4x4 avant d’atteindre le village de Batagaï, lui-même relié à Yakutsk par deux bombardiers Antonov AN-24 datant de l’ère Soviétique, puis 7h jusqu’à la capitale Russe. Un périple.

C’est dans ces paysages intemporels, où les mines d’or abandonnées côtoient des vestiges des camps du Goulag qu’a été enregis- trée la plus grande amplitude thermique du monde: 105°C, avec +37,3°C en été et -67,8°C en hiver. Par de telles températures, le froid devient chaque hiver un ennemi mortel qui dicte ses règles et façonne le quotidien des habitants.

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